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Marie-Andrée Lévesque garde un oeil sur les Jeux olympiques
La Voix du Dimanche, Matane - édition du 15 janvier 2006
Photos et reportage : Romain Pelletier

Pour Marie-Andrée Lévesque, réussite scolaire et performance en tennis de table vont de pair.

Pour se dépasser, Marie-André Lévesque s'entraîne minimalement 25 heures semaines, de 48 à 50 semaines par année.

Troisième meilleure pongiste au pays chez les 18 ans et moins, Marie-Andrée Lévesque, 16 ans, de Sainte-Félicité, envisage de participer un jour aux Jeux olympiques. Le moyen pour y parvenir: entraînement et persévérance.

«Je repousse mes limites en voulant toujours m'améliorer puisque les joueuses de tennis de table atteignent leur plein potentiel entre l'âge de 25 et 30 ans», dit-elle.

Comme jouer aux échecs...
«Depuis huit ans, je vis pour mon sport. J'en mange, raconte-t-elle en entrevue. Disputer une partie, c'est comme jouer aux échecs tout en courant le 100 mètres. C'est intense.

Il y a toujours quelque chose à apprendre dans ce sport qui exige de la rapidité, des réflexes et de la concentration. J'aime affronter des joueuses aux styles différents du mien. Je dois m'adapter et ainsi devenir encore meilleure, me dépasser, repousser mes limites.»

Cuba, Suède, Arabie Saoudite et Salvador
Au début février, Marie-Andrée Lévesque qui étudie en 5e secondaire à Saint-Léonard, ira s'entraîner deux semaines à Cuba avec l'équipe canadienne. Elle vient de le faire au Centre national à Ottawa du lundi 2 au dimanche 8 janvier.

À la fin février, elle participera à une compétition internationale en Suède au World Junior Circuit. En avril, en Arabie Saoudite puis, en août, au Salvador, la joueuse de tennis de table affrontera les meilleures de sa catégorie.

D'autres compétitions sont aussi au programme, dont le World Junior Circuit au Canada à Vancouver ou Edmonton ainsi que le Championnat canadien à Trois-Rivières, en juillet et en août.

Apprendre pour mieux se défendre
«Le but ultime n'est pas seulement de gagner, signale-t-elle, mais d'aller chercher de l'expérience, de voir le niveau de jeu. Car, plus tu avances, peu importe le sport, plus tu as besoin de techniques, d'armes, pour mieux te défendre. Il faut aussi les maîtriser de façon à pouvoir les exécuter automatiquement, naturellement.»

Ses parents la soutiennent financièrement
«Heureusement, souligne-t-elle, mes parents (Louise Perron et Benoît Lévesque) m'aident financièrement à défrayer ce qu'il en coûte pour l'école et l'hébergement. Pour les frais d'entraînement et de compétition, je suis reconnaissante de la participation financière des gens de la région. Une année comme celle qui débute nécessite au moins 20 000$.»

Depuis ses débuts, Marie-Andrée Lévesque a disputé des matchs à plusieurs endroits au Québec: à Rimouski, Trois-Rivières, Sherbrooke, Québec et Montréal. Mais aussi à Halifax, Bathurst, Ottawa, Edmonton et Vancouver de même qu'à San Diego en Californie (printemps 2003), Rochester dans l'État de New York, Fort Lauderdale en Floride (été 2005) et Baltimore dans l'État du Maryland (novembre 2005). Tout en étudiant, elle s'entraîne à un rythme d'enfer Tout en poursuivant ses études à l'école publique Antoine-de-Saint-Éxupéry, Marie-Andrée Lévesque s'entraîne quotidiennement à un rythme d'enfer, grâce au programme sports-études. En plus des camps de perfectionnement et des compétitions la fin de semaine, elle consacre depuis cinq ans 25 heures semaine au jeu sur table, sans compter la course et l'entraînement en salle, de 48 à 50 semaines par année. Elle profite aussi des conseils d'une préparatrice physique et d'une nutritionniste une fois par semaine.

«La pratique intensive du tennis de table m'amène à être disciplinée. Comme je vis éloignée de ma famille depuis cinq ans, j'ai dû apprendre jeune à gérer mon temps et à planifier mes horaires. Je dois faire preuve d'organisation pour bien concilier le sport et les études.»

Même en vacances
Alors qu'elle était en vacances durant le temps des Fêtes dans sa famille, elle a poursuivi son entraînement en faisant du vélo stationnaire ou en courant au Centre d'activité physique situé au Cégep de Matane.

Règle générale, elle va à l'école le matin puis s'entraîne en après-midi et en soirée au Centre Claude-Robillard, toujours avec le même groupe de sportifs.

Habituellement, elle prend part à des compétitions une ou deux fois par mois, soit à Montréal ou à l'extérieur.

«J'ai un horaire chargé et exigeant, mais bien des jeunes qui évoluent dans d'autres disciplines sportives ou culturelles doivent en faire autant s'ils veulent réussir. Tout comme la majorité des adultes qui se donnent à leur travail.»

L'an prochain, elle ira au cégep, sans doute à Montréal. Elle n'a pas encore choisi lequel. Elle prévoit s'inscrire en sciences de la nature. Elle n'a pas encore décidé du travail qu'elle veut faire plus tard, mais ce sera relié aux sports et au domaine médical.

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